Un vaste mouvement mondial dirigé par plus de quatre cents femmes influentes a lancé un appel pressant pour la libération immédiate de Zahra Tabari, militante iranienne de 67 ans condamnée à mort et menacée d’exécution. Ces signataires — parmi lesquelles d’anciennes cheffes d’État, des lauréates du prix Nobel, des parlementaires, des juristes internationales et des défenseures des droits humains — dénoncent une sentence qu’elles jugent arbitraire et demandent que les autorités iraniennes y renoncent.
Ingénieure et mère de famille, Zahra Tabari a reçu la peine capitale pour avoir participé à une manifestation pacifique lors de laquelle elle tenait une banderole proclamant « Femme, Résistance, Liberté ». Selon les organisations de défense des droits humains et les témoignages rassemblés par les signataires, son procès, tenu en octobre, aurait duré seulement quelques minutes, sans garanties procédurales élémentaires ni assistance juridique effective, ce qui, selon ces observateurs, constitue une violation des normes internationales en matière de procès équitable.
Depuis sa détention, Tabari a contesté les charges portées contre elle et a dénoncé la légitimité de la condamnation, appelant la communauté internationale à s’opposer aux exécutions en Iran. Les femmes engagées dans la lettre collective mettent en perspective ce cas comme révélateur d’un pattern répressif visant particulièrement les femmes dissidentes, qui comprend des arrestations sans mandat, des détentions arbitraires et des procédures judiciaires expéditives.
La coalition réunit des voix de plus de trente pays et inclut des personnalités reconnues — anciennes dirigeantes politiques, prix Nobel, militantes et expertes — qui demandent que les mécanismes internationaux compétents interviennent et que la République islamique respecte ses obligations en matière de droits humains. Elles appellent notamment à la suspension immédiate de l’exécution et à une révision du dossier dans un cadre conforme aux standards internationaux.
Le cas de Zahra Tabari est présenté par ses soutiens comme emblématique de la lutte plus large pour les droits des femmes en Iran, où les militantes s’exposent à des peines sévères pour avoir exprimé des revendications pacifiques. Arrêtée lors d’un raid à son domicile et détenue depuis, elle est devenue un symbole de résistance pour de nombreux observateurs, diffusant depuis la prison un message invitant l’opinion publique internationale à se mobiliser contre les exécutions.
Les signataires estiment que la pression internationale et la visibilité médiatique peuvent jouer un rôle crucial pour empêcher l’irréparable et exhorte la communauté internationale, y compris les instances onusiennes et les États, à agir sans délai afin de garantir la sécurité et les droits fondamentaux de Zahra Tabari et de toutes les personnes emprisonnées pour avoir exercé pacifiquement leurs droits civils et politiques.
