Le samedi 27 décembre, huit femmes bahaïes d’Ispahan se sont rendues à la deuxième section du bureau d’exécution des peines du tribunal révolutionnaire local, où elles ont été immédiatement arrêtées et envoyées à la prison de Dowlatabad pour y commencer leurs peines d’emprisonnement.
Les détenues sont Negin Khademi, Yeganeh Rouhbakhsh, Neda Badakhsh, Mojgan Shahrezaei, Shana Shoghi-Far, Arezoo Sobhanian, Parastoo Hakim et Neda Emadi.
Elles avaient été summonées fin décembre par les autorités judiciaires après réception d’avis officiels exigeant leur comparution pour purger leurs sentences, pleinement validées début octobre par la 47e chambre de la cour d’appel d’Ispahan.
Initialement, le tribunal révolutionnaire de la ville les avait condamnées ensemble à 90 années de détention, accompagnées d’amendes et de sanctions additionnelles.
L’acte d’accusation a été établi le 9 avril 2024 par la 18e chambre d’instruction du parquet d’Ispahan.
Ces femmes avaient déjà été interpellées par les forces de sécurité le 23 octobre 2023, avant d’être relâchées sous caution de la prison de Dowlatabad à intervalles variés sur environ deux mois. Des proches rapportent qu’elles ont subi des pressions psychologiques et des menaces de violences physiques pendant cette période.
Parmi elles se trouvent Yeganeh Rouhbakhsh et sa fille Arezoo Sobhanian, cette dernière n’ayant que 19 ans lors de son arrestation initiale.
Les motifs invoqués incluent la « propagande contre l’État », la « diffusion et l’enseignement des croyances bahaïes opposées à l’islam » ainsi que la « collaboration avec des entités hostiles au régime ». Ces chefs d’inculpation manquent de base légale et sanctionnent simplement des activités religieuses et éducatives paisibles.
