101e semaine de la campagne des Mardis contre les exécutions : grèves de la faim dans 55 prisons iraniennes face à la répression meurtrière

La campagne des Mardis contre les exécutions en Iran marque sa 101e semaine par des grèves de la faim observées par des prisonniers politiques dans 55 établissements pénitentiaires du pays. Ce mouvement, symbole de bravoure inébranlable, persiste malgré les conditions carcérales inhumaines et illustre la persistance de l’espoir et de la quête de justice au cœur des geôles les plus oppressives.

Pour cette 101e édition, les détenus poursuivent leur action en parallèle des grèves et des protestations des commerçants des bazars de Téhéran. La campagne adresse ses vœux de Noël et de Nouvel An à l’ensemble des chrétiens, tout en réaffirmant son aspiration à la libération de tous les compatriotes opprimés par le régime théocratique. Comme l’enseignait Jésus-Christ : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme » (Version King James).

Dès le dimanche 28 décembre, les marchands des bazars de la capitale ont initié des arrêts de travail et des rassemblements massifs contre les injustices et la tyrannie en place, un élan qui s’est rapidement propagé à d’autres localités. Face à cette montée de la contestation, les autorités ont accru la répression, multipliant les exécutions pour juguler les risques d’insurrection populaire. Parmi les dernières condamnations à mort prononcées figurent celles de deux militants kurdes, Mehrab Abdollahzadeh incarcéré à Oroumieh et Younes Bakhshi à Mahabad. Par ailleurs, depuis le 22 décembre, au moins 96 individus, incluant une femme détenue, ont été passés par les fourches patibulaires à la prison de Vakilabad à Mashhad.

La campagne exprime sa profonde gratitude aux familles et aux soutiens qui ont accompagné la 100e semaine, et lance un appel vibrant à intensifier l’engagement pour l’initiative « Non à la peine de mort ». Ce renforcement vise à saper l’appareil répressif et à poser les bases de l’abolition définitive de cette sanction cruelle. Ce mardi 30 décembre, les prisonniers adhérant à la campagne jeûnent dans ces 55 prisons, prolongeant ainsi leur combat pour la dignité humaine.

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