Soulèvement populaire réprimé dans le sang, violations massives des droits humains en pleine escalade en Iran

L’Iran traverse une période de troubles intenses en ce début 2026, avec des manifestations qui se poursuivent pour leur sixième jour consécutif. Lancées par les commerçants des bazars et soutenues par les étudiants des universités, ces protestations contre la crise économique et la corruption se propagent dans de nombreuses villes, provoquant une répression brutale des autorités.

Les affrontements s’intensifient à travers le pays. Dès le 1er janvier, des heurts violents ont opposé manifestants et forces de l’ordre à Téhéran, Lordegan, Arak, Kermanshah et Fasa. À Fasa, dans la province du Fars, des groupes de jeunes ont envahi le bâtiment du gouvernorat, défiant ouvertement le pouvoir en place. À Lordegan, les agents de sécurité ont tiré sur la foule scandant des slogans contre le Guide suprême Ali Khamenei, causant morts et blessés. Des attaques similaires ont visé des bases sécuritaires à Azna et des centres gouvernementaux à Qom, marquant un passage à une résistance ouverte.

Ce soulèvement exprime une aspiration claire à la démocratie. Les cris des rues refusent toute dictature, qu’elle soit monarchique ou théocratique, avec des formules comme « À bas l’oppresseur, Chah ou mollah ! », soulignant le rejet unanime de l’oppression actuelle et du passé.

Ces événements surviennent après une année 2025 marquée par des atrocités sans précédent en matière de droits humains. Plus de 2 200 exécutions ont été enregistrées, un record sous le règne d’Ali Khamenei. Au moins 64 femmes ont été pendues, ciblées pour leur rôle dans le mouvement « Femmes, Résistance, Liberté ». Les pendaisons publiques se sont multipliées pour semer la terreur et briser les velléités de révolte. Au moins huit manifestants ont perdu la vie depuis le 28 décembre, 119 ont été arrêtés et 33 blessés, selon des rapports d’observateurs indépendants, avec des chiffres probablement sous-estimés.

La détermination reste forte malgré la répression. En prison, les grèves de la faim des « Mardis Non aux Exécutions » atteignent plus de 100 semaines, unies par des prisonniers politiques de tous horizons contre la peine capitale. Dans les rues, les unités de résistance coordonnent actions et messages, reliant étudiants des universités de Téhéran aux marchands des bazars dans une alliance sociale inédite.

Face à l’usage de gaz lacrymogènes et de munitions réelles contre des civils à Téhéran, Hamedan et ailleurs, la communauté internationale doit briser son silence. Ce combat pour la dignité appelle à une mobilisation globale exigeant l’arrêt des exécutions et le soutien au droit des Iraniens à renverser la tyrannie.

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