L’Iran traverse le seizième jour d’un soulèvement populaire massif, marqué par une répression sanglante des forces de sécurité qui a causé plus de 3 000 morts, selon l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran. Ce bilan, couvrant la période du 28 décembre au 11 janvier à travers tout le pays et 195 villes, repose sur des investigations détaillées auprès de sources locales, d’hôpitaux, de services médico-légaux et de familles de victimes ou disparus.
Pour manipuler l’opinion, le régime a diffusé à la télévision d’État des images de corps, faussement attribués à des émeutiers ou manifestants, après des rapports sur des entrepôts secrets abritant des cadavres pour masquer l’ampleur du carnage. La propagande officielle met en scène des violences orchestrées par des agents pour dépeindre le mouvement comme agressif.
Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a convoqué des ambassadeurs étrangers pour rejeter la faute sur les manifestants, dans une effort clair pour atténuer l’isolement diplomatique du régime.
NetBlocks, observateur indépendant d’Internet, a signalé une interruption nationale dépassant 84 heures, visant à bloquer les preuves de répression et à désorganiser les protestataires. Parmi les solutions proposées aux Iraniens : radios à ondes courtes ou amateurs, antennes frontalières, terminaux Starlink et communications satellitaires directes.
À Téhéran, la surveillance s’intensifie avec la saisie systématique de paraboles satellites et la collecte forcée d’images de caméras privées pour traquer et arrêter les participants aux manifestations, y compris dans les zones résidentielles et commerciales.
Sur la scène internationale, l’Union européenne prépare des sanctions renforcées face à la répression brutale. L’Australie, via son Premier ministre Anthony Albanese, apporte un soutien indéfectible au peuple iranien, dénonçant un régime répressif. Au Royaume-Uni, Nigel Farage, leader de Reform UK, exige la classification terroriste des Gardiens de la révolution islamique et des actions militaires pour appuyer la révolution.
La Malaisie, le Japon et la Nouvelle-Zélande ont émis des alertes voyage, le Japon et la Nouvelle-Zélande appelant leurs citoyens à évacuer d’urgence en raison du danger mortel des manifestations.
Roberta Metsola, présidente du Parlement européen, a décrété l’interdiction d’accès aux diplomates et officiels iraniens dans ses bâtiments à Bruxelles, Strasbourg et Luxembourg, en signe de solidarité avec les Iraniens face aux détentions arbitraires et à la censure des communications.
