Poésie recitée par la mère de deux martyres tombés pour la liberté en Iran

Coucher de soleil sanglant au bord d’une côte endeuillée


Un solitaire, assis près du rivage, le coeur chargé de douleur,
Contemplait ces scènes de désespoir,
Quand soudain une volée d’oiseaux aux ailes légères et au plumage blanc,
Au chant mélodieux, poussa ses cris :

« Lève-tôt, toi qui t’es effondré sous le poids de l’oppression !
Quelle est cette nuit profonde, séparée de la compagnie des amis ?
N’est-ce pas là ta route ?
N’est-ce pas là ta détermination de l’aube ?
N’as-tu pas entendu l’hymne de la tempête ?

Regarde-toi, ô contemplateur ! Tes vêtements de pensée sont devenus noirs en ce mirage.
Ne désires-tu pas laver tes habits en cette mer ?
Ou de cette cave froide, du silence et de l’oubli,
T’élancer vers les rivages lointains ?

Le solitaire répondit aux oiseaux de mer :

« Ô oiseaux des eaux,
J’ai l’intention d’être un voyageur vers mon destin de demain.
Je veux parcourir cette route difficile jusqu’au bout, au prix de ma vie,
Ou même répandre les pétales de mon coeur en chemin.
Mais comment ? Avec quel bagage commencerai-je ce voyage ?

Les oiseaux de mer répondirent :

Ô contemplateur,
Tu dois d’abord te dépouiller des vêtements qui t’enchaînent,
Puis, léger et rapide, te plonger dans cette mer,
Et te laver en ses eaux cristallines,
Chaque grain de poussière noire de ton âme.

Ainsi, peu à peu, tu apprendras à nager,
Et tu pourras combattre
Ce monstre de la nuit, cet ennemi impitoyable de l’homme.

En résumé, ô contemplateur, ta route te parle :
Tu dois te lever, te lever,
Vers les rivages lointains. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *