Iran : Preuves accablantes de massacres massifs contre les manifestants à travers le pays

Les forces de sécurité iraniennes ont lancé une répression sanglante d’envergure nationale contre les manifestants à partir du 8 janvier, faisant des milliers de victimes parmi les protestataires et les passants ordinaires. Cette vague de violence coordonnée, marquée par des tirs visant la tête et le torse, souligne l’impunité des autorités qui perpétuent les atrocités tant qu’elles échappent à toute justice.

Les manifestations, parties le 28 décembre 2025 en réaction à la crise économique et aux conditions de vie dégradées, se sont étendues à de nombreuses provinces comme Téhéran, Alborz, Kermanshah, Razavi Khorasan, Gilan, Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad, Markazi et Mazandaran. Malgré un black-out des communications et une coupure d’internet, des témoignages de témoins, familles de victimes, journalistes et soignants, ainsi que des vidéos et photos authentifiées, révèlent l’ampleur des tueries.

À Téhéran, des enregistrements diffusés dès le 11 janvier montrent des centaines de sacs mortuaires et de corps entassés à la morgue de Kahrizak, au sud de la capitale. Au moins 400 cadavres en vêtements civils, souvent ensanglantés, y sont visibles sur des brancards, au sol ou près de camions, confirmant un bilan largement sous-estimé en raison de la censure.

À Kermanshah, un témoin piégé dans les rues le 8 janvier a rapporté des tirs intenses et des nuages de gaz lacrymogène, illustrant la terreur quotidienne. Partout, les forces du régime ont employé une répression létale contre des foules non armées, en violation des normes internationales qui limitent les armes à feu à des cas strictement nécessaires pour protéger des vies face à une menace imminente.

Les autorités qualifient les protestataires d’émeutiers ou de terroristes, revendiquant eux-mêmes plusieurs milliers de morts, dont au moins 121 parmi leurs rangs. Des pressions sur les familles visent à falsifier les circonstances des décès, attribuant parfois les victimes à des milices en civil. Les restrictions médiatiques et numériques entravent la liberté d’expression et masquent la vérité.

La communauté internationale doit agir sans délai en convoquant une session d’urgence du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Une enquête indépendante approfondie est impérative pour documenter ces crimes, préserver les preuves et engager des poursuites judiciaires contre les responsables, y compris au sommet de l’État. Ces scènes de désolation, où des familles fouillent des morgues improvisées, exigent une réponse ferme pour briser le cycle d’impunité.

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