Répression sanglante en Iran : massacres, corps disparus et charniers lors du soulèvement populaire

Les autorités iraniennes ont orchestré une répression d’une violence inouïe contre le soulèvement populaire de janvier 2026, transformant le pays en zone de guerre en à peine deux jours par le biais d’une coupure complète d’internet. Des preuves accablantes révèlent des massacres à grande échelle, l’effondrement des services de santé et la mise en place de charniers, marquant l’une des pires violations des droits humains dans l’histoire récente de l’Iran.

La répression a explosé le jeudi 8 janvier, avec une escalade brutale qui a submergé les capacités médicales et causé des milliers de morts, bien au-delà des chiffres officiels minimisés par le régime.

Dans une petite ville iranienne, un médecin connu sous le pseudonyme de Dr Ahmadi recevait des appels incessants ce jour-là. Initialement, des manifestants blessés par des matraques ou des projectiles en plomb arrivaient par centaines aux urgences, mais beaucoup de jeunes évitaient les hôpitaux, les agents du régime ayant carte blanche pour aller kidnapper les blessés dans les hôpitaux. Le Dr Ahmadi et son épouse ont alors ouvert un cabinet clandestin, guidés par un réseau informel, pour traiter ces victimes en secret.

Au début, les blessures étaient mineures : plaies superficielles traitées avec des sutures et des antibiotiques. Mais dès le vendredi, l’afflux s’est intensifié avec des cas bien plus graves – tirs à bout portant, lacérations profondes par armes blanches visant poitrine, yeux et organes génitaux.

Le Dr Ahmadi, horrifié par le bilan local dépassant les quarante morts dans sa seule ville, a coordonné un réseau de plus de quatre-vingts soignants dans douze provinces. Leurs observations, croisées avec des rapports de morgues et cimetières, indiquent que les chiffres officiels ne représentent qu’une fraction infime de la réalité, probablement moins de 10 %. En extrapolant à partir des données habituelles, ils avancent un bilan national pouvant excéder 30 000 victimes.

Pour masquer l’ampleur du carnage, le régime a déployé des méthodes systématiques de dissimulation. Des témoignages d’hôpitaux, morgues et cimetières décrivent des corps acheminés dans des camions de livraison alimentaires ou frigorifiques, des inhumations hâtives et la disparition massive de dépouilles du circuit médico-légal. Dans une morgue surchargée, des camions entiers de cadavres ont été déversés, dépassant les capacités de réfrigération ; face aux plaintes du personnel, certains ont été redirigés vers des sites inconnus.

Des vidéos vérifiées du centre médico-légal de Kahrizak à Téhéran montrent des centaines de corps entassés dehors, tandis que des familles fouillent désespérément les piles à la recherche de disparus. À Karaj, à l’ouest de la capitale, des témoins indépendants rapportent des enterrements collectifs au cimetière Behesht-e Sakineh les 10 et 11 janvier : des centaines de corps non identifiés, acheminés en camionnettes de fruits et légumes, souvent sans sacs mortuaires adéquats.

La coupure internet totale a été cruciale au régime pour étouffer les fuites, ne laissant échapper que quelques images via des liaisons satellitaires clandestines. Les familles, privées de nouvelles, assiègent hôpitaux et morgues submergés, soulignant l’ampleur des violations massives des droits humains perpétrées par les forces de sécurité.

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