Prison d’Adelabad à Chiraz : un calvaire inhumain pour les prisonnières après la répression des manifestations de 2026 en Iran

Après la répression brutale des manifestations nationales de 2026 en Iran, des rapports accablants révèlent la situation désastreuse dans le quartier des femmes de la prison d’Adelabad à Chiraz. Des témoignages directs font état du transfert massif de femmes arrêtées lors des troubles à Chiraz vers ce secteur, provoquant une surcharge extrême, des ruptures graves en produits de première nécessité, une coupure durable des liens avec l’extérieur et de multiples atteintes aux droits des détenues.

Ces circonstances prolongent la répression des rues au sein des geôles, dans une stratégie évidente pour démoraliser les prisonnières.

Surcharge massive et mélange illégal des détenues

Des comptes rendus internes décrivent plus de 150 femmes entassées dans des cellules prévues pour une trentaine. L’air y est irrespirable, avec des détenues forcées de dormir à deux par lit superposé. Pire, des manifestantes récentes côtoient des condamnées pour meurtres, trafics de drogue ou vols, enfreignant grossièrement les règles de séparation par type d’infraction.

Transferts forcés et catastrophe sanitaire

Suite à ces arrivées, des femmes purgeant des peines pour délits financiers, dont deux prisonnières politiques du quartier dédié, ont été reléguées dans la salle de prière, sans toilettes ni douches. L’accès aux sanitaires de la zone de quarantaine n’est permis qu’après 11 heures, via une file d’attente interminable, générant un chaos hygiénique et un risque sanitaire majeur.

Rareté alimentaire alarmante et inflation des prix

La famine guette le quartier féminin : un repas unique est portionné pour quatre. La cantine peine à s’approvisionner, vendant les maigres stocks à des tarifs prohibitifs. L’eau en bouteille manque cruellement, et les fruits et légumes frais sont absents depuis deux mois, menaçant vitalement la santé des captives.

Isolement total, visites parcimonieuses et mineures maltraitées

Les lignes téléphoniques sont sectionnées depuis deux semaines, isolant les femmes de leurs proches. Les parloirs, limités à la seconde semaine et confinés en cabines pour quelques-unes, amplifient le désespoir familial. Des écolières figurent parmi les détenues ; l’une d’elles, blessée par des plombs, a été jetée en détention sans soins, illustrant les rafles indiscriminées de mineures.

De la violence de rue à l’oppression carcérale

L’ensemble de ces faits prouve que le quartier des femmes d’Adelabad n’est pas victime d’une simple désorganisation, mais d’une répression structurée, héritée des assassinats publics. Entassement, faim, insalubrité, silence imposé et négation des blessures visent à mater les soulèvements nationaux.

Infractions flagrantes aux règles Mandela

Ces pratiques contredisent frontalement les Règles des Nations unies pour le traitement des détenus, dites règles Mandela, qui exigent la séparation des profils, une hygiène et une nourriture convenables, des contacts familiaux et des soins médicaux. La promiscuité infernale, le vide sanitaire, la disette, l’isolement et l’abandon des blessées bafouent les droits fondamentaux et les engagements internationaux de l’Iran en matière de droits humains.

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