Iran : explosion des peines capitales et exécutions sommaires contre les manifestants

Après la répression violente du mouvement de contestation populaire, des milliers de participants ont été interpellés dans le cadre des manifestations. La plupart des personnes appréhendées croupissent aujourd’hui dans des prisons officielles, des centres de détention ou des sites clandestins gérés par les Gardiens de la révolution islamique et les services de renseignement. Beaucoup subissent un isolement complet, coupés de toute communication avec l’extérieur, sans nouvelles sur leur sort, et hors de portée de toute supervision judiciaire réelle.

Des dirigeants clés du régime, y compris à la tête du système judiciaire, ont explicitement appelé à des jugements accélérés et à des sanctions draconiennes, en assimilant les protestataires à des « terroristes », des « espions étrangers » ou des mohareb – des criminels passibles de la peine capitale selon la législation en vigueur. Dès les premiers jours du soulèvement, les chaînes publiques ont multiplié les diffusions d’« confessions » arrachées par la contrainte, la torture ou des intimidations pesant sur les familles des captifs.

Des récits crédibles font état de manifestants blessés, abattus d’une balle dans la tête en détention ou laissés mourir faute de soins. D’autres ont été liquidés discrètement post-arrestation, sans aucun semblant de procès. Face à ces pratiques inhumaines entourant les arrestations liées aux protestations, l’Iran traverse une crise majeure qui requiert une réaction urgente de la communauté internationale.

Pour étouffer toute nouvelle flambée de révolte et shorer un régime vacillant, les autorités instillent une atmosphère de terreur. L’exécution s’impose comme l’arme privilégiée pour paralyser la société par la peur. Les tueries de rue se poursuivent désormais derrière les barreaux : des milliers de captifs, vulnérables et traités dans des conditions effroyables, risquent la torture, les disparitions et la mort via des parodies de procès.

La communauté mondiale a un devoir légal et éthique d’intervenir sans attendre pour sauvegarder ces vies en péril.

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