Témoignage accablant d’un médecin sur les violations massives des droits humains en Iran : hôpitaux transformés en lieux de terreur

Un médecin iranien, contraint à l’exil temporaire, a livré un récit poignant lors d’une interview diffusée sur les ondes internationales. Il relate les exactions commises par les forces de sécurité du régime lors du soulèvement populaire de janvier dans une grande ville du pays, soulignant les atteintes graves aux droits humains infligées aux civils et au personnel soignant.

Dès le 8 janvier, un black-out total d’Internet a paralysé le système de santé. Les praticiens ne pouvaient plus consulter les dossiers patients, renouveler les prescriptions ni coordonner les urgences, aggravant une situation déjà critique et multipliant la charge sur les équipes médicales.

Le praticien confie n’avoir jamais affronté chaos comparable. Les hôpitaux croulaient sous l’afflux incessant de blessés graves, souvent jeunes, déposés par vagues. Les couloirs résonnaient de cris, les blouses s’imbibaient de sang, et les personnes amenant les blessés, épuisés, versaient des larmes en sauvant des vies. Ces images illustrent l’ampleur inhumaine de la répression.

Les établissements hospitaliers, censés protéger, se sont mués en pièges mortels. Les forces sécuritaires ont investi les lieux, profanant même les corps des défunts pour les évacuer. Nombre de victimes, terrifiées par le risque d’arrestation, ont fui les soins vitaux, optant pour des traitements clandestins à domicile dans des conditions précaires.

Les agents des services de renseignement des Gardiens de la Révolution ont harcelé le personnel, exigeant les identités des blessés non enregistrées en raison du flot ininterrompu d’admissions. La priorité absolue était de préserver des vies, non de documenter sous la contrainte, révélant une stratégie systématique d’effacement des preuves de massacres.

Ce témoignage expose comment la répression a gangréné le système de santé, sapé la confiance publique et creusé un abîme irréparable entre la population et le pouvoir, compromettant tout retour à une normalité.

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