À Fardis, près de Karaj, les forces de répression ont transformé la ville en un véritable champ de mort lors du soulèvement populaire de janvier 2026. Ces actes, qualifiés de crimes contre l’humanité, incluent l’usage d’armes lourdes contre des civils désarmés, l’exécution systématique des blessés et la disparition forcée des corps, en totale violation du droit à la vie et des normes internationales.
Les autorités ont imposé une coupure totale d’Internet pour cacher l’ampleur des violences. Un survivant raconte : « Impossible de mettre des mots sur l’horreur. Fardis est devenue un champ de bataille apocalyptique, avec des rues noyées dans le sang lors d’affrontements massifs entre la population et les forces du régime. »
Les nuits des 8 et 9 janvier, des unités lourdement armées ont investi les lieux pour mater la révolte. Le témoin décrit : « La ville grouillait de monde. Les forces prenaient position dans les rues secondaires. Les manifestants, à mains nues, arrachaient des pavés pour les lancer sur les assaillants, qui ripostaient avec des mitrailleuses contre une foule sans défense. »
Au Troisième Rond-Point, l’assaut a été fulgurant. « Le 9 janvier, les agents ont fondu sur la foule immense et ouvert le feu à la mitrailleuse », témoigne-t-il. Abrité dans un sous-sol, il a vu depuis une fenêtre : « Une soixantaine de personnes gisaient, touchées par les balles. J’ai assisté à des exécutions de blessés sur place, comme dans un cauchemar. Des personnes âgées, des jeunes, des enfants parmi elles. Puis ils ont ramassé les corps et les ont emportés. » Le massacre a duré de 20 heures à 21h30, avec des échanges épars jusqu’à minuit. Le témoin a fui à 3h30, une fois les rues vidées.
Dans le quartier Siah-Noush, le 8 janvier, des tirs directs ont fauché au moins dix jeunes, leurs corps abandonnés sur le sol.
La répression s’est prolongée à la prison de Kahrizak, où les morgues étaient submergées de sang. Les familles devaient payer un ‘prix de la balle’ pour récupérer les dépouilles, sous peine de signer des aveux falsifiés liant les victimes aux milices Bassidj.
Ces événements bafouent l’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme sur le droit à la vie, l’article 5 interdisant la torture, l’article 12 protégeant la vie privée et l’article 25 garantissant l’accès aux soins. Selon l’article 7 du Statut de Rome, il s’agit de meurtres systématiques, disparitions forcées et traitements inhumains contre des civils, constitutifs de crimes contre l’humanité.
Ces pratiques révèlent une politique d’élimination orchestrée depuis les plus hautes sphères. Les responsables doivent être identifiés, sanctionnés internationalement et jugés par la Cour pénale internationale, car ces actes relèvent du crime de guerre.
