Le Parlement européen vient d’approuver une résolution qui fustige la répression impitoyable et les atteintes massives aux droits humains perpétrées en Iran. Soutenue par 524 votes favorables, contre 3 opposés et 41 abstentions, ce texte met en accusation les détentions injustifiées, les disparitions imposées, les tortures, les éliminations sommaires et les traitements dégradants infligés dans les geôles du pays.
Le document somme les instances onusiennes de recenser les exactions du régime et d’assurer que leurs auteurs comparaissent devant la justice. Il réclame par ailleurs un renvoi de la situation iranienne à la Cour pénale internationale.
De surcroît, il presse le Conseil de l’Union européenne et ses pays membres d’instaurer des mesures punitives précises à l’encontre des auteurs de ces abus, incluant les éléments des Gardiens de la révolution islamique, les forces de sécurité, les magistrats et les gestionnaires des prisons, via le blocage de biens et l’interdiction de circuler.
Lors de la séance parlementaire du 11 février 2026, les élus ont examiné en profondeur la répression organisée, les souffrances endurées en détention et les incarcérations abusives imposées par les autorités iraniennes. Ils ont unanimement réprouvé l’état des droits humains dans le pays, insistant sur l’impératif d’accompagner la population et son opposition organisée.
Les interventions ont mis en lumière les exactions généralisées contre les citoyens, appelant à une mobilisation internationale prompte pour appuyer les protestataires et sanctionner les coupables. Carlo Ciccioli a évoqué les innombrables tueries, gardes à vue illégales, enlèvements, sévices, confessions arrachées et audiences truquées ; l’Iran détient un record mondial de détenus politiques. Aucune catégorie n’échappe à cette tyrannie, qu’il s’agisse des femmes ou des groupes ethniques. La classification des Gardiens de la révolution comme entité terroriste marque un progrès, quoique tardif ; il faut désormais soutenir l’opposition et intensifier les ripostes.
Anna Strolenberg a décrit les cachots effroyables, notant que des milliers ont péri et des dizaines de milliers croupissent en prison, exposés à la pendaison ou aux agressions sexuelles. Il est du devoir de révéler le calvaire humain au-delà des chiffres, de confisquer les ressources des Gardiens et de se ranger aux côtés des partisans de la liberté et d’un système démocratique.
Nora Junco García a salué une vaste mobilisation iranienne à Berlin, pressant l’Europe d’écouter et d’assister le peuple. Tandis que le pouvoir dilapide des fortunes en terrorisme, les Iraniens survivent avec l’équivalent de 5 euros quotidiens.
Petras Austrevicius a rappelé la persistance de la répression qui rend l’existence intenable, réclamant des peines pour les agents répressifs et le durcissement des sanctions européennes. Alice Bah Kuhnke a déploré le destin des blessés craignant les hôpitaux par peur d’arrestation et de disparition, ainsi que l’emprisonnement de soignants pour avoir porté secours.
D’autres voix, comme Antonio López-Istúriz et Reinhold Lopatka, ont plaidé pour une fermeté accrue de l’Europe et affirmé que l’avenir iranien appartient à ses habitants. Ces prises de parole ont conduit à l’adoption de la résolution qui stigmatise la répression endémique, mandate l’ONU pour enquêter et cible les responsables d’atteintes aux droits humains par des sanctions.
