En Iran, une vague d’exécutions massives se poursuit à un rythme effréné. Du 14 au 17 février, au moins 58 détenus, dont deux femmes, ont été exécutées dans plusieurs prisons du pays. Le 17 février, 12 personnes ont été exécutées ; le 16, 15 autres ; le 15, encore 15 ; et le 14, 16 prisonniers. À cela s’ajoutent 34 exécutions les 9 et 10 février, et 12 le 12 février, marquant une accélération dramatique des peines capitales.
Par ailleurs, un jeune de 22 ans, Nima Jafari, est mort dans un centre de détention du ministère du Renseignement à Bandar Abbas. Arrêté le 6 février, son corps a été rendu à sa famille peu après, les autorités évoquant un suicide, ce qui soulève de vives suspicions.
Les organisations de défense des droits humains rapportent une hausse alarmante : depuis le 21 mars 2025, début de l’année persane, jusqu’au 20 février 2026, plus de 2 555 exécutions ont été recensées. Sous la présidence de Masoud Pezeshkian, depuis la mi-2024, ce chiffre grimpe à 3 522. En décembre 2025 et janvier 2026, période de soulèvement national, 375 exécutions ont eu lieu chaque mois, totalisant plus de 1 100 en trois mois.
Cette escalade suscite une indignation internationale croissante et replace la peine de mort en Iran sous les projecteurs des défenseurs des droits humains.
