En Iran, des manifestants risquent la potence après une répression brutale : l’urgence de briser le silence

Après la sanglante répression des manifestations de janvier, des dizaines de personnes arrêtées font face à des chefs d’inculpation graves touchant à la sûreté nationale, avec la menace imminente de la peine capitale. Des experts en droits humains alertent sur l’impératif de mobiliser l’opinion internationale pour éclairer ces drames.

Des rapports récents font état d’au moins 30 détenus menacés d’exécution pour leur participation aux protestations de janvier 2026, dont huit déjà condamnés à mort en l’espace de quelques semaines, lors de procès bâclés sans garanties judiciaires ni défense indépendante. Ce recours accéléré à des accusations sécuritaires s’inscrit dans une stratégie plus large du régime, qui cherche à étouffer toute opposition par la terreur, comme observé depuis les soulèvements de 2022.

Le nombre d’arrestations massives est colossal, avec de nombreux captifs disparus dans des lieux de détention secrets, exposés à des risques extrêmes pour leur intégrité physique. Face à la peur d’une contagion des troubles, les autorités ont fait déferlé une vague répressive inédite, incluant des milliers d’interpellations arbitraires, des coupures d’internet et des patrouilles armées pour museler la société.

Informer sans relâche est essentiel pour contrer cette opacité orchestrée par le pouvoir, qui utilise le flou informationnel pour multiplier les abus et faire des prisonniers des exemples dissuasifs. Diffuser les identités des incarcérés et des victimes permet de contrer cette mécanique, de garder les projecteurs sur les exactions et de préparer le terrain pour une condamnation des responsables de cette violence d’État.

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