Une confession officielle du directeur de l’Organisation Behesht-e Zahra, rapportée le 18 février 2026, révèle que plus de 70 % des corps accueillis présentaient des tirs de grâce, ou coups de grâce. Cette méthode distingue nettement les affrontements armés des exécutions délibérées de blessés incapables de se défendre, y compris ceux sous soins intensifs. Loin d’être des incidents isolés, ces actes forment un système organisé d’exécutions sommaires.
Destruction intentionnelle des preuves et double violation
L’exemple de Sam Afshari illustre comment le fait de viser le visage non seulement prive de la vie, mais efface aussi l’identité de la victime pour entraver toute enquête. Cette pratique contrevient aux normes internationales exigeant la préservation des corps pour autopsie.
Disparitions forcées et occultation des faits
Le responsable de Behesht-e Zahra a admis ne pas avoir enregistré les noms des victimes dans les systèmes officiels, reportant toute publication. Possédant pourtant des données précises, les autorités refusent de les diffuser, ce qui équivaut à une disparition forcée et prive les familles d’informations essentielles.
Procédures de condamnation à mort, selon Amnesty International
Le 20 février 2026, Amnesty International a signalé un risque imminent d’exécution pour au moins 30 individus, dont deux mineurs de 17 ans. Les jugements reposent sur des aveux obtenus sous torture, avec des procès expéditifs : au moins huit condamnations à mort prononcées en quelques semaines après l’arrestation, dans le but d’instaurer la peur.
Mesures d’urgence impératives
Les organisations de défense des droits humains et l’ONU doivent agir sans délai :
– Exiger l’arrêt immédiat de toutes les exécutions liées aux manifestations par le Rapporteur spécial.
– Instaurer une commission d’enquête indépendante pour analyser les autopsies et désigner les responsables sur le terrain.
– Forcer la transparence en levant le voile sur les données de Behesht-e Zahra.
– Poursuivre les commanditaires de ces exécutions massives au regard de la chaîne de commandement.
– Imposer l’enregistrement public des décès et mettre fin à l’occultation des informations.
Fondements juridiques internationaux violés
Ces agissements bafouent plusieurs engagements de l’Iran :
Pacte international relatif aux droits civils et politiques :
– Article 6 : Interdiction de toute privation arbitraire de la vie, comme les coups de grâce sur blessés.
– Article 7 : Bannissement de la torture et des traitements inhumains, incluant la mutilation post-mortem et les aveux forcés.
– Article 14 : Droit à un procès équitable, bafoué par les procédures accélérées.
Convention relative aux droits de l’enfant :
– Article 37 : Peine capitale interdite pour les moins de 18 ans.
Convention sur les disparitions forcées :
– Article 2 : La dissimulation d’informations sur les victimes par l’État qualifie de disparition forcée.
Protocole du Minnesota :
Exige la conservation des preuves pour autopsie indépendante ; la destruction faciale et les enterrements non documentés la violent.
Principes de 1989 sur les exécutions extrajudiciaires :
Aucun ordre supérieur ne justifie ces actes ; la responsabilité incombe aux donneurs d’ordres.
