Iran : 109e semaine de grève de la faim contre l’escalade des exécutions dans 56 prisons

Pour sa 109e semaine ininterrompue, la campagne « Non aux mardis des exécutions » a mobilisé les détenus de 56 prisons iraniennes qui ont entamé, mardi, une grève de la faim collective pour dénoncer la multiplication alarmante des sentences capitales et des mises à mort.

Les prisonniers ont jeûné, comme à leur habitude, en adoptant cette méthode de contestation pacifique pour alerter sur l’envolée des des peines de mort et des exécutions à travers le pays, selon les activistes.

Cette action s’est déroulée en parallèle des rites commémorant le 40e jour après le décès des victimes du soulèvement de janvier 2026, un jalon clé dans les rites funéraires iraniens. Cette synchronisation met en lumière les liens renforcés entre les opposants incarcérés et les vagues de contestation populaire anti-régime dans diverses régions.

Répression accrue dans les campus universitaires

Le message hebdomadaire de la campagne a affiché son soutien aux protestations étudiantes dans des institutions phares telles que l’université technique Sharif, l’université de Téhéran, l’université technique Amirkabir, l’université d’art de Téhéran, l’université Shahid Beheshti et l’université Ferdowsi de Machhad.

Il alerte sur une surveillance intensifiée, des interpellations et des sanctions contre étudiants et professeurs dans ces milieux. Le texte pointe aussi l’accélération des procès, le déni d’avocats indépendants aux prévenus et l’usage de peines draconiennes, y compris la mort. Les initiateurs expriment une profonde anxiété face aux atteintes aux normes d’un jugement impartial et à la criminalisation systématique de l’opposition.

Les rites du 40e jour, étendard d’une lutte persistante

Les porte-parole de la campagne rapportent que des rassemblements pour le 40e jour en hommage aux tués des manifestations de janvier 2026 ont eu lieu dans de multiples villes iraniennes. Ces événements, ancrés dans les coutumes locales, ont viré à des manifestations collectives de rébellion.

Des cris contre le pouvoir autoritaire et la brutalité des autorités ont été entendus partout. Pour les organisateurs, le souvenir des disparus unit les foules et galvanise les demandes d’équité judiciaire, de libertés civiques et d’égalité face à la loi.

Le rôle central des familles dans la dynamique du mouvement

L’expansion de la campagne « Non aux mardis des exécutions » doit beaucoup à l’engagement ferme des familles de prisonniers politiques sous sentence de mort et des parents des victimes des soulèvements.

En se joignant aux rassemblements publics et en militant pour la fin des exécutions, ces proches insufflent une charge émotionnelle et éthique profonde à la cause. Leur présence accroît la sensibilisation collective aux exécutions et tisse des liens solidaires entre strates sociales variées.

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