Iran : répression brutale contre les étudiants, convocations massives et exclusions arbitraires dans les campus

Les autorités iraniennes intensifient la répression dans les universités de Téhéran face à la montée des protestations étudiantes. Du 23 au 25 février, plus de 180 étudiants ont été notifiés par SMS de leur implication présumée dans des rassemblements récents, qualifiée d’infraction aux règles universitaires, et se voient provisoirement bannis des campus en attendant des audiences disciplinaires.

Des médias iraniens modérés confirment que de nombreux étudiants ont été appelés devant des commissions disciplinaires après les manifestations, avec des notifications parfois espacées de seulement 15 minutes, ce qui questionne la régularité et l’impartialité des procédures. À l’université Melli, au moins 15 dossiers ont été ouverts suite à une action du 20 février ; à l’université Sharif de technologie, plusieurs étudiants font face à des convocations similaires. Les accusés rapportent souvent l’absence de preuves solides, certains affirmant même n’avoir pas été sur place lors des événements.

À l’université de Téhéran, 40 à 50 étudiants ont été cités en une journée unique à partir du mardi matin ; à l’université des sciences et technologies, 80 à 100 procédures sont en cours. À Amirkabir, des avertissements sévères ont été délivrés, promettant une fermeté inflexible. Par ailleurs, des dizaines d’étudiants, au moins 60, se heurtent à des interdictions d’entrée aux campus sans aucun document officiel, reposant uniquement sur des ordres oraux des gardes de sécurité qui invalident leurs badges.

Les manifestations antigouvernementales perdurent pour une quatrième journée ce mardi, avec des heurts violents dans plusieurs établissements. Ces mesures coercitives révèlent l’angoisse du régime devant la vitalité des mouvements portés par la jeunesse universitaire.

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