Grève de la faim avec pronostic vital engagé pour Maryam Deris et Fariba Hosseini, victimes des violations flagrantes des droits humains en Iran

L’état de santé de Maryam Deris et Fariba Hosseini, deux détenues politiques incarcérées à la prison d’Adel Abad à Chiraz, est extrêmement préoccupant en raison de leur grève de la faim en cours, mettant leur vie en péril imminent.

Les responsables pénitentiaires persistent à leur refuser un transfert vers des hôpitaux équipés ou des traitements médicaux appropriés, aggravant ainsi une situation déjà critique.

Ces faits surviennent dans le sillage des vastes manifestations de janvier 2026, réprimées avec violence et suivies de milliers d’arrestations dans diverses villes iraniennes, tandis que la répression contre les prisonniers politiques ne faiblit pas.

Maryam Deris a lancé une grève de la faim sèche le 23 février 2026, après son arrestation à domicile par les forces de sécurité le 14 février. Elle dénonce une incarcération arbitraire et les blocages judiciaires qui entravent le versement de sa caution, approuvée par le tribunal mais gelée par des manœuvres administratives.

Ce type de protestation, qui exclut toute prise de nourriture et d’eau, représente l’une des actions les plus risquées pour un prisonnier, provoquant en peu de temps une déshydratation critique, une chute brutale de la tension artérielle, une défaillance rénale, des troubles cardiaques et potentiellement la mort.

Les juges ont exigé une caution de 2 milliards de tomans, que sa famille est prête à payer, mais des obstacles intentionnels des autorités judiciaires empêchent sa libération, qualifiés par ses proches de harcèlement psychologique et de punition supplémentaire.

Déjà emprisonnée lors de la vague de répression des protestations de 2022 et libérée en octobre 2025 après avoir écoulé sa peine, sa nouvelle détention soulève de sérieuses interrogations sur les motivations sécuritaires et la légalité de cette mesure.

Parallèlement, Fariba Hosseini, dentiste âgée de 37 ans, endure une grève de la faim depuis le 10 février 2026 dans la même prison. Elle présente une faiblesse extrême, des difficultés à se déplacer et une détérioration accélérée de sa condition physique.

Arrêtée le 15 janvier 2026 pour avoir relayé des informations sur la répression des manifestations de janvier, elle illustre le refus systématique des autorités de prodiguer des soins urgents à des grévistes de la faim avancées, exposant à des lésions irréparables ou au décès rapide.

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