Iran : Neuf exécutions politiques en une semaine

Les autorités iraniennes accélèrent leur répression sanglante : deux prisonniers politiques, Mohammad-Amin Biglari (19 ans) et Shahin Vahedparast (30 ans), ont été exécutés ce matin dans le plus grand secret, portant à neuf le nombre de dissidents pendus en seulement sept jours.

Ces deux hommes faisaient partie d’un groupe de sept jeunes interpellés après le soulèvement de janvier 2026. Parmi eux, Amirhossein Hatami, âgé de 18 ans, avait déjà été pendu le 2 avril par le Tribunal révolutionnaire de Téhéran, à l’issue d’une parodie de procès.

Le décompte glaçant d’une semaine d’horreur

En sept jours, neuf opposants ont été envoyés à la mort par une justice aux ordres, via des audiences fictives sans défenseurs ni respect des droits, aggravées par des tortures systématiques :
– Six prisonniers de conscience soupçonnés de liens avec l’OMPI : Vahid Bani-Amerian et Abolhassan Montazer (hier), Pouya Ghobadi, Babak Alipour, Ali Akbar Daneshvarkar et Mohammad Taghavi (début de semaine).
– Trois jeunes du soulèvement de janvier 2026 : Amirhossein Hatami (18 ans, début de semaine), suivis de Mohammad-Amin Biglari (19 ans) et Shahin Vahedparast (30 ans) ce matin. Deux autres du même groupe, Ali Fahim (23 ans) et Abolfazl Salehi, ont été placés en isolement, présage d’exécutions prochaines.

La guerre comme alibi pour l’épuration intérieure

Ces tueries ne sont pas fortuites. Le régime exploite le contexte belliqueux pour masquer sa répression domestique, souvent sous couvert d’accusations fabriquées de collusion avec l’étranger. Sa vraie peur reste le peuple iranien et sa résistance interne, bien plus que toute menace extérieure.

Ce schéma rappelle les exécutions post-guerre des Douze jours en juillet 2025, avec les cas de Mehdi Hassani et Behrouz Ehsani, et fait revivre le massacre de 1988, où 30 000 prisonniers politiques furent éliminés en trois mois à la fin de la guerre Iran-Irak.

Exigence d’intervention internationale urgente

Devant un régime qui annonce sans retenue sa vague d’exécutions pour asseoir son contrôle, le silence mondial signerait une approbation tacite. Les simples déclarations ne stoppent plus les bourreaux.

Les Nations Unies, l’Union européenne et la France doivent impérativement :
– Réclamer l’arrêt immédiat des exécutions de prisonniers politiques en péril, comme Ali Fahim et Abolfazl Salehi.
– Rompre toute indulgence diplomatique et commerciale avec un pouvoir qui s’appuie sur la terreur et les pendaisons.
– Consacrer le droit du peuple iranien à se dresser contre une tyrannie qui piétine les droits humains essentiels.

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