Paris, 6 avril 2026 – Le régime théocratique iranien franchit une nouvelle étape dans sa répression impitoyable. Ali Fahim, un jeune de 27 ans originaire du quartier de Nezamabad à Téhéran, a été exécuté par pendaison ce matin à la prison de Ghezel Hesar. Arrêté après les manifestations de janvier 2026, il a été condamné à mort le 7 février par la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, sous la présidence du juge Salavati, sans pouvoir choisir son avocat. La Cour suprême a confirmé la sentence.
Accusé d’avoir attaqué un site militaire pour s’emparer d’armes et d’avoir participé à l’incendie de motos lors des troubles, il devient le dixième prisonnier politique exécuté en une semaine : six opposants organisés et quatre manifestants jeunes.
Un silence assourdissant de la France
Devant cette escalade de violence, la réaction française reste inexistante. Aucune prise de position du Quai d’Orsay, aucun écho dans la presse majeure, aucune couverture télévisée pour ces dix exécutions. Cette absence d’indignation crée un déséquilibre inacceptable. En fermant les yeux au nom des tensions régionales, la diplomatie et les médias français accordent au pouvoir clérical l’impunité qu’il attend pour éliminer ses opposants dans l’ombre. L’Histoire montre que l’inaction internationale équivaut à un encouragement pour les bourreaux.
Des vies en péril : l’appel à une mobilisation urgente
Les codétenus d’Ali Fahim et d’Amirhossein Hatami, comme Mohammad Biglari, Abolfazl Salehi et Shahin Vahed-Parast, sont isolés en cellule. Leur sort reste suspendu à un fil, alors que le régime pousse les limites de l’impunité. Chaque jour sans réaction se traduit par de nouvelles pendaisons.
Il est impératif que le gouvernement français et la communauté internationale sortent de cette inertie :
– Une condamnation publique ferme du président de la République et du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, citant nommément Ali Fahim et les neuf autres victimes des sept derniers jours.
– La convocation de l’ambassadeur iranien à Paris, pour des mesures diplomatiques concrètes au-delà de l’apaisement.
– Une couverture médiatique accrue pour alerter sur ces exécutions massives touchant la jeunesse et l’opposition iraniennes.
La passivité est meurtrière. En tant que berceau des droits de l’homme, la France a le devoir de ne pas abandonner la jeunesse iranienne à l’oubli.
