
En l’espace de deux jours seulement, les 2 et 3 décembre, 53 prisonniers ont été exécutés en Iran. Une hécatombe qui s’inscrit dans une série d’exécutions massives : 161 personnes, dont quatre femmes, ont été pendues au cours des deux dernières semaines, et certaines mises à mort ont été menées en public, au mépris le plus total de la dignité humaine.
Une mécanique de mort qui s’emballe
Le 3 décembre, 24 détenus ont été pendus. Parmi les victimes identifiées figurent :
Karamkhoda Sepehri à Bojnourd, Amine Mahdavi à Mahshahr, Mehran Chaboksavar à Nichapour, Siavach Khosravi à Kachan, Majid Namjou à Bouchehr, Saber Zahedi à Chahr-e Kord, Manouchehr Ahmadi à Borazjan, Azad Changueh à Naqadeh, Rana Farajoghli à Tabriz, Artam Ghafouri à Mahabad et Safa Jozipour à Gonabad.
La veille, le 2 décembre, 29 autres prisonniers étaient exécutés, parmi eux :
Malek Guerayi à Ilam, Aziz Sheikhi à Ferdows, Hamed Kazazi et un autre détenu à Chiraz, Amir-Reza Shahmohammadi à Zandjan, Farshid Karami à Damghan, Esfandiar Zakipour à Qouchan, Fariborz Niazi à Malayer et Mohammad Javad Aminpour à Ardebil.
Le 4 décembre, de nouvelles mises à mort ont encore été rapportées. Deux victimes sont déjà identifiées : Hosseinali Yeganeh à Birjand et Rahim Mansouri à Kashmar.
Un régime qui gouverne par la terreur
Cette frénésie d’exécutions ne peut être interprétée autrement que comme une stratégie de terreur, destinée à étouffer toute contestation. Le régime iranien détient aujourd’hui le triste record du plus grand nombre d’exécutions au XXIᵉ siècle. En Iran, la peine capitale n’est plus une mesure judiciaire mais un instrument politique, un moyen de briser les familles, de réduire au silence les voix dissidentes et d’instiller la peur dans la société.
L’urgence d’une action internationale
Face à cette montée vertigineuse de la violence d’État, le silence n’est pas une option.
Les organisations de défense des droits humains appellent les Nations Unies, l’Union européenne et l’ensemble de la communauté internationale à agir immédiatement pour empêcher de nouvelles exécutions. Une pression diplomatique forte, des mécanismes d’enquête internationaux et la mise en œuvre d’actions ciblées contre les responsables de ces crimes sont indispensables.
Chaque vie fauchée est une injustice irréparable. Chaque exécution passée sous silence en prépare d’autres. Il est temps que les dirigeants de ce régime répondent de leurs actes et que la communauté internationale se mobilise pour protéger celles et ceux qui, en Iran, attendent dans le couloir de la mort, sans procès équitable et sans défense.
