Les jeunes femmes en première ligne des manifestations en Iran, victimes des répressions les plus brutales du régime

Depuis début janvier 2026, l’Iran est en ébullition. Les manifestations entrent dans leur deuxième semaine et s’étendent à tout le pays, malgré une répression massive. Partout, ce sont les jeunes femmes qui sont en première ligne : elles ouvrent les cortèges, scandent les slogans, entraînent la foule. Le régime le sait, et il les frappe en premier.

Face à la contestation, le pouvoir théocratique a sorti son arsenal habituel : fermetures d’universités, évacuations forcées des dortoirs, déploiement des forces de sécurité et des milices Bassidj. En vain. La mobilisation continue de grandir, rejointe par des commerçants en grève et des villes toujours plus nombreuses.

Une semaine après le début du soulèvement, Ali Khamenei a dû s’adresser à la population. Son message est clair : menaces, intimidation, promesse de répression sanglante. Mais dans les rues, la réponse est tout aussi claire : « À bas le dictateur », « À bas Khamenei ». Ces cris résonnent de Téhéran à Machhad, de Chiraz au Kurdistan, dans les grandes métropoles comme dans les petites villes.

Les étudiantes et les adolescentes à l’avant-garde

À Machhad, les affrontements avec les forces de l’ordre éclatent autour de cortèges menés majoritairement par des jeunes femmes et des adolescentes. À Téhéran, dans les quartiers populaires du sud, une foule dense défile. Une pancarte résume l’esprit du mouvement : « Je ne suis pas une émeutière », une réponse directe à la propagande du régime.

La répression est immédiate et brutale. À Farsan, Saghar Etemadi, 22 ans, est grièvement blessée à la tête par des tirs de plomb. Son seul crime : avoir manifesté.

Mais la peur ne gagne pas. Au contraire. Libérée après son arrestation, Sarira Karimi, étudiante en droit à l’Université de Téhéran, appelle publiquement à l’unité :

« Ils ont envahi nos résidences, ils nous arrêtent une par une. Nous ne devons plus être isolés. Unis, nous sommes forts. La liberté de l’Iran est notre devoir. Nous n’avons pas peur. »

Ce message circule massivement sur les réseaux sociaux iraniens.

Arrestations massives : les jeunes Iraniennes ciblées

Partout dans le pays, les forces de sécurité arrêtent des jeunes femmes, parfois mineures, souvent violemment, toujours sans mandat. Étudiantes, lycéennes, mères de famille, professionnelles de santé, militantes culturelles : aucune n’est épargnée.

À Machhad, Sabzevar, Kermanchah, Chiraz, Yassoudj, Karaj, dans le Khouzestan ou l’Ilam, les mêmes méthodes se répètent : enlèvements par des agents en civil, détentions secrètes, transferts vers des cellules d’isolement, familles sans nouvelles pendant des jours. Certaines sont blessées avant même leur arrestation. D’autres disparaissent.

Leur courage nous oblige

Ces jeunes femmes ne demandent pas des privilèges. Elles réclament la liberté, la dignité, la fin d’un régime qui opprime, humilie et tue. Leur courage force le respect. Leur lutte nous oblige.

Nous appelons la communauté internationale, les gouvernements, les institutions et les citoyens libres à ne pas détourner le regard. Nous exigeons la libération immédiate de toutes les manifestantes arrêtées. Nous demandons la fin de l’impunité pour les responsables de la répression. En Iran, une génération se lève. Et ce sont les femmes qui montrent le chemin.

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