Au cœur de la répression persistante contre les manifestations nationales en Iran, quatre sœurs ont été arrêtées à Téhéran et restent portées disparues, leurs lieux de détention et statuts juridiques toujours ignorés malgré des semaines écoulées.
Niusha Nakhai et Mona Nakhai ont été interpellées il y a une vingtaine de jours, alors que Kimia Davoudi et Tara Davoudi ont été emmenées par les forces de sécurité environ trois semaines plus tôt, vers des destinations secrètes.
Aucune autorité n’a divulgué d’informations sur leur emplacement ou leur situation légale à ce jour.
Tara Davoudi, ancienne étudiante en géomatique à l’université d’Ispahan, et sa sœur Kimia Davoudi, ancienne élève en droit à l’université Razi de Kermanshah, ont été capturées sans ordre judiciaire et auraient subi des brutalités des forces du régime. Plus de trois semaines après, leurs proches n’ont reçu aucune nouvelle de leur sort.
Dans un cas distinct, au petit matin du 9 janvier 2026, les forces de l’ordre ont investi le domicile familial de Mona et Niusha Nakhai pour les arrêter, prétextant la présence de leur voiture personnelle dans une rue de Téhéran la nuit précédente.
Les deux femmes sont privées de droits fondamentaux, comme l’assistance d’un avocat ou des visites familiales régulières ; elles n’ont eu droit qu’à deux courtes conversations téléphoniques avec leurs proches depuis leur incarcération.
Par ailleurs, trois Kurdes – dont les femmes Saba Khormayi et Somayeh Nazari, plus un enfant de 14 ans nommé Bahar Akbari – ont été détenus les 8 et 9 janvier à Harsin et Kermanshah par les autorités, puis conduits dans des centres pour mineurs.
Somayeh Nazari fait face à l’accusation de « moharebeh » (guerre contre Dieu), charge passible de peines extrêmement sévères qui alimente les craintes pour son avenir.
