Les femmes incarcérées à la prison de Qarchak, près de Varamin, font face à une crise humanitaire aiguë au milieu des tensions guerrières actuelles. De nombreux employés, y compris du personnel médical, administratif et de sécurité, ont abandonné leurs fonctions, laissant les prisonnières dans un vide gestionnaire alarmant.
Cette désertion entrave le traitement des requêtes des détenues, la fourniture des biens essentiels et l’accès aux soins de santé. Les autorités carcérales paraissent inertes face aux plaintes, aggravant les difficultés d’accès aux besoins vitaux. Parallèlement, des juristes rappellent l’urgence d’invoquer la résolution n° 211 du Conseil supérieur de la magistrature pour écarter tout risque en période de conflit.
Crise aiguë de l’eau potable et arrêt du magasin carcéral
La pénurie d’eau potable reste le fléau majeur à Qarchak, un problème récurrent même avant l’escalade des hostilités. Les restrictions se sont durcies avec la guerre, privant les prisonnières d’un approvisionnement décent. De plus, la fermeture du magasin interne bloque l’accès aux produits indispensables, plongeant les conditions de vie dans une précarité extrême.
Hygiène et santé en péril constant
Installée dans d’anciennes dépendances avicoles, la prison cumule des déficiences structurelles profondes. L’eau contaminée, la nourriture de mauvaise qualité, le déficit en matériel médical et la ventilation défaillante minent la santé des occupantes depuis des années. L’exiguïté des cellules force de nombreuses femmes à dormir par terre, tandis que l’infirmerie manque cruellement d’outils basiques comme des tensiomètres ou des oxygénateurs.
L’urgence d’activer la résolution n° 211 face à la guerre
Adoptée en 1986 par le Conseil supérieur de la magistrature, cette résolution oblige le système judiciaire à protéger les détenus en temps de crise guerrière. Elle autorise les procureurs à transformer les détentions provisoires, accorder des libérations sous caution ou transférer les prisonnières vers des sites sécurisés, surtout pour celles sans risque de fuite. Les spécialistes insistent : dans ce contexte de guerre et de vulnérabilités extrêmes, son application s’impose pour préserver des vies menacées.
