Une escalade extrêmement préoccupante de la répression est en cours en Iran, marquée par une série d’exécutions de prisonniers politiques et des violences graves au sein du système carcéral.
Quatre exécutions en moins de 48 heures
Au matin du mardi 31 mars 2026, deux prisonniers politiques ont été exécutés par les autorités iraniennes : Babak Alipour, 34 ans, diplômé en droit, et Pouya Ghobadi Bistouni, 34 ans, ingénieur électricien. Tous deux avaient été condamnés à mort en raison de leur affiliation présumée à l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI).
Ces exécutions font suite à celles, la veille, d’Akbar (Shahrokh) Daneshvarkar, 58 ans, et de Seyed Mohammad Taghavi, 59 ans. En l’espace de deux jours, quatre prisonniers d’opinion ont ainsi été mis à mort.
Un raid violent à la prison de Ghezel Hesar
Selon des informations concordantes, ces exécutions ont été précédées par une opération particulièrement violente menée dimanche soir dans le quartier 4 de la prison de Ghezel Hesar, à Karaj, où sont détenus des prisonniers politiques.
Des membres des forces spéciales et des agents de sécurité ont fait irruption dans les cellules sans préavis. Plusieurs détenus auraient été violemment battus, puis extraits de force et transférés vers des lieux inconnus ou placés à l’isolement. C’est dans ce contexte que les quatre prisonniers exécutés ont été emmenés.
Deux prisonniers portés disparus et en danger imminent
Une inquiétude majeure subsiste pour deux autres prisonniers issus du même groupe, également transférés lors de ce raid : Vahid Beni-Amerian, 33 ans, et Abolhassan Montazer, 66 ans.
Depuis leur transfert, leurs familles sont sans nouvelles. Dans le système carcéral iranien, ce type de disparition après des violences est souvent considéré comme un signe avant-coureur d’exécution imminente. Leur état de santé suscite une préoccupation supplémentaire : Vahid Beni-Amerian serait privé de soins médicaux, tandis qu’Abolhassan Montazer souffre de pathologies graves.
Appel urgent à la mobilisation internationale
Face à cette situation, un appel est lancé aux Nations Unies, à l’Union européenne et à l’ensemble des gouvernements démocratiques pour intervenir sans délai. Il faut impérativement exiger des autorités iraniennes des informations sur le lieu de détention des prisonniers disparus ; garantir leur accès à des soins médicaux ; et faire pression pour mettre un terme aux exécutions de prisonniers politiques.
Dans un contexte de répression accrue, chaque réaction internationale est déterminante pour tenter de protéger les vies menacées.
