Iran : trois jeunes femmes, dont deux mineures, disparues dans la répression post-manifestations

Après la vague de répression qui a suivi les manifestations nationales de janvier 2026, trois femmes, incluant deux adolescentes, ont été appréhendées et leur situation reste inconnue à ce jour. Ces cas mettent en lumière les arrestations arbitraires de femmes et de mineures lors des protestations, laissant leurs proches dans l’angoisse la plus complète.

Bahareh Golchin, une adolescente de 17 ans de Machhad, a été saisie par les forces de sécurité le 14 février 2026. Près de 40 jours plus tard, sa famille n’a reçu aucune nouvelle sur son emplacement ou son état de santé, les autorités refusant toute information. Elle avait été arrêtée en train de distribuer des tracts pour la commémoration du 40e jour des victimes des manifestations.

Sima Chamari, étudiante en chimie à l’université du Guilan et originaire de Neishabour, a été emmenée le 12 mars 2026 lors d’une irruption violente de dix agents de la sécurité d’État chez elle, sans mandat. Aucune donnée n’a filtré sur son lieu de détention, les accusations portées contre elle ou son bien-être physique.

Diana Taherabadi, 16 ans, a été interpellée le 25 janvier 2026 après une perquisition brutale impliquant violences physiques à son domicile. Elle est retenue au centre de correction pour mineurs de Kachouii. Lors de son dernier appel à sa famille, elle a mentionné un passage à l’Organisation de médecine légale pour un certificat de maturité mentale, servant à accélérer les poursuites judiciaires contre les enfants. Ses proches attendent une convocation prochaine devant un tribunal des mineurs.

Ces affaires symbolisent la répression féroce contre les femmes et les adolescentes suite aux soulèvements de janvier 2026. Les prisonnières, y compris celles âgées de moins de 18 ans, risquent la torture et les confessions arrachées sous la contrainte. Nombre de familles cherchent encore désespérément des nouvelles de leurs filles dans les geôles et centres de répression.

Ces révélations surviennent après que Asghar Jahangir eut admis la détention de mineurs arrêtés pendant les manifestations, les qualifiant arbitrairement d’auteurs d’actes criminels.

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