La mission d’enquête mandatée par l’ONU sur l’Iran demande la fin immédiate des exécutions liées aux manifestations et met en garde contre la poursuite d’une répression d’une extrême gravité. Elle estime que les autorités continuent d’écraser la contestation au prix de violations massives des droits humains.
Selon ses conclusions, dix hommes ont déjà été exécutés en lien avec les mobilisations de 2022, tandis qu’au moins onze hommes et trois femmes restent exposés à une sentence capitale. La mission souligne que ces procédures s’accompagnent de sérieuses inquiétudes concernant le respect du droit à un procès équitable, notamment l’usage d’aveux arrachés sous la torture et d’autres atteintes aux garanties judiciaires.
L’ONU décrit un climat de répression qui ne vise pas seulement les manifestants, mais aussi plus largement les civils, y compris des enfants, dans une stratégie destinée à étouffer toute forme de dissidence. Les enquêteurs appellent à la fin des exécutions et à la protection immédiate des droits fondamentaux des personnes poursuivies.
Depuis le début du mouvement de protestation déclenché en 2022, la situation des droits humains en Iran a suscité une forte mobilisation internationale. Les investigations onusiennes ont été mises en place pour documenter les abus, préserver les preuves et ouvrir la voie à de futures poursuites contre les responsables.
