Iran : l’exécution publique d’Abolfazl Sepahi et d’Amirhossein Safari ravive l’alerte sur la répression politique à Ispahan

Deux prisonniers politiques, Abolfazl Sepahi et Amirhossein Safari, ont été exécutés publiquement à Ispahan, sur la place Alikhani, dans un nouvel épisode de répression qui suscite de vives inquiétudes parmi les défenseurs des droits humains. Leur pendaison intervient dans un contexte marqué par la multiplication des exécutions liées aux manifestations de janvier.

Les deux hommes avaient été condamnés à mort dans le cadre de l’affaire dite de la place Alikhani. Selon les informations disponibles, ils ont été présentés par les autorités comme impliqués dans les événements de janvier à Ispahan, une affaire qui a entraîné une forte mobilisation de proches et de militants des droits humains.

Avant leur exécution, les deux condamnés ont pu rencontrer une dernière fois leur famille, un moment décrit comme particulièrement douloureux par leurs proches. Cette affaire a attiré l’attention en raison du caractère politique des accusations et de la décision d’appliquer la peine capitale en public.

Cette exécution s’inscrit dans une tendance plus large de durcissement de la répression en Iran, où les autorités ont recours à la peine de mort contre des détenus accusés d’avoir participé aux contestations. Pour de nombreuses organisations de défense des droits humains, ces pratiques illustrent l’ampleur des violations commises par le pouvoir contre les opposants et les manifestants.

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