Les manifestations nationales réclamant la liberté et la démocratie en Iran entrent dans leur sixième jour avec un bilan tragique marqué par une répression sanglante. Les forces de l’ordre du régime ont employé des munitions réelles contre des jeunes et des protestataires pacifiques, faisant plusieurs morts confirmés entre le 31 décembre 2025 et le 1er janvier 2026 dans diverses provinces.
Deuil dans le Lorestan et le Fars : Des jeunes fauchés par les balles
À Azna, dans le Lorestan, les affrontements du 1er janvier 2026 ont été fatals pour plusieurs manifestants. Mostafa, un garçon de 15 ans, a été abattu par les forces de sécurité, soulignant l’extrême violence contre les mineurs. Shayan Asadollahi, 28 ans, et Vahab Musavi ont également péri sous les tirs des Gardiens de la Révolution, révélant une doctrine d’usage létal de la force lors des rassemblements populaires.
À Marvdasht, en province de Fars, Khodadad Shirvani, 33 ans, père de deux enfants et d’ethnie Lor, a été tué le même jour par des balles des forces répressives.
Chaharmahal et Bakhtiari : Courage sous le feu
Lordegan, dans la province de Chaharmahal et Bakhtiari, a connu une répression intense le 1er janvier 2026. Sajjad Valamanesh, 28 ans, et Ahmad Jalil, 21 ans, tous deux Lors, ont été abattus par les forces de sécurité au cours des protestations.
Désinformation du régime : L’exemple d’Amirhesam Khodayari-Fard
Le régime ne limite pas sa violence aux assassinats physiques ; il propage aussi des mensonges pour discréditer les victimes. Amirhesam Khodayari-Fard, 22 ans, tué le 31 décembre 2025 à Kuhdasht dans le Lorestan, a été présenté par les médias officiels comme un milicien Basij assassiné par des émeutiers. Des sources indépendantes et des ONG de droits humains démentent cette version, confirmant qu’il s’agissait d’un manifestant exécuté par les forces répressives. Cette manipulation illustre une double agression : physique et médiatique.
Hommage à Dariush Ansari Bakhtiariwand
À Fuladshahr, en province d’Ispahan, Dariush Ansari Bakhtiariwand, manifestant Lor de 37 ans, est mort le 31 décembre 2025 sous les tirs des forces de sécurité. Son engagement, scandant la fin de la tyrannie religieuse lors d’affrontements dans Chaharmahal et Bakhtiari, incarne la détermination inébranlable des Iraniens.
Ces pertes, de l’adolescent au père de famille, transcendent les revendications économiques pour affirmer une quête profonde de liberté face à la dictature cléricale. Les organisations internationales sont appelées à enquêter sur ces violations des droits humains et à appuyer le peuple iranien dans sa lutte pour l’émancipation, portée par le slogan « Femmes, Résistance, Liberté ».

