Les manifestations en Iran continuent à prendre de l’ampleur malgré la répression sanglante ordonnée par les mollahs

Le 31 décembre 2025 marque le quatrième jour consécutif de manifestations massives en Iran, touchant de multiples villes comme Chiraz, Ispahan, Kermanshah, Tabriz, Hamedan, Fassa, Dehloran, Ramhormoz, Najafabad, Kouhdacht et plusieurs quartiers de Téhéran. À Fassa, des habitants furieux ont envahi le bâtiment du gouvernorat, mais les Gardiens de la Révolution ont répliqué par des tirs directs sur la foule. Pour juguler l’ampleur de la révolte, des hélicoptères de l’armée ont quadrillé les airs au-dessus de la ville, instillant la peur parmi la population. À Kermanshah, commerçants du grand bazar et jeunes protestataires ont affronté les forces des pasdarans, les accablant d’insultes telles que « Ordure, ordure ! ». La journée précédente, dans le quartier de Rachidi, la jeunesse locale avait déjà scandé « À bas le tyran, qu’il soit chah ou mollah ! », dénonçant ouvertement l’oppression du régime.

Les étudiants de prestigieuses institutions comme l’Université de Téhéran, l’Université technique Charif, l’Université Amirkabir, l’Université Allameh Tabataba’i, l’Université des sciences et technologies d’Iran, l’Université Khajeh Nasir Toosi, l’Université Beheshti, l’Université technique d’Ispahan et celle de Yazd ont massivement rejoint le mouvement. Ils ont tenu des rassemblements et des cortèges, scandant des slogans dénonçant la tyrannie, la corruption et la pauvreté, et réclamant la libération des prisonniers politiques ainsi que la liberté.

À l’Université de Téhéran, les cris fusaient : « Pauvreté, corruption, tyrannie – basta ce despotisme ! », « Mort au dictateur ! », « Nous tiendrons bon, au prix de notre vie, pour reconquérir nos droits ». À Allameh Tabataba’i : « Libérez les prisonniers politiques ! », « Ni Pahlavi ni Guide des mollahs – pour la liberté et l’égalité ! ». À Khajeh Nasir Toosi : « Étudiants, parlez au nom du peuple ! », « Liberté ! », « Par le sang de nos martyrs, nous irons jusqu’au bout ! », « Cette terre ne sera libre que quand les mollahs seront enterrés ». À Ispahan : « Un Iranien préfère la mort à l’humiliation ! ». À Beheshti : « Mort au dictateur ! », « Tant d’années de crimes – à bas ce régime ! », « Pas de peur, nous sommes unis ! ». Aux sciences et technologies d’Iran : « Pas de peur, nous sommes ensemble ! », « Liberté ! ». À Amirkabir : « Bassidj et pasdarans, vous êtes Daech ! », « Je suis une femme libre ! ». À Yazd : « Iranien, élève-toi et réclame tes droits ! ».

Sur plusieurs campus, les étudiants ont affronté les milices Bassidj et les agents en civil, les forçant à battre en retraite face à la détermination collective. Dans les quartiers populaires de Téhéran, commerçants et boutiquiers ont baissé le rideau en signe de solidarité, transformant les artères centrales et sud en foyers de contestation.

Les manifestations dans des zones comme la rue Mellat, la place Shoosh ou Javadieh ont été brutalement réprimées par les forces spéciales, qui ont recours à des gaz lacrymogènes et à des violences physiques. Sur la place Enghelab, les voix s’élevaient : « À bas l’oppresseur, chah ou Guide ! ». Malgré les nuages toxiques et les charges, les jeunes ont tenu bon, prolongeant les rassemblements. Un important dispositif policier, incluant agents en civil, a été déployé rue Ferdowsi, Valiasr, Sattarkhan et autour du bazar, sans pour autant étouffer la vague protestataire.

Le mouvement s’est propagé à Shiraz, Ispahan, Kermanshah, Mashhad, Ahvaz, Yazd, Karaj, Hamedan, Qeshm, Zanjan et Tabriz, avec Téhéran comme cœur battant unissant bazar, rues et campus. À Tabriz, au stade Sahand, des jeunes criaient : « L’Azerbaïdjan est honorable ; Pahlavi est une honte ».

Ces soulèvements traduisent une indignation profonde face à la débâcle économique – dévaluation du rial, inflation dévorante, corruption généralisée – et pointent le régime clérical comme responsable. Les manifestants, par leur courage face à la répression, incarnent une exigence de droits humains fondamentaux, de dignité et de justice, refusant l’humiliation quotidienne imposée par les autorités.

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