Iran : l’exécution de Mehdi Khanki, 26 ans, illustre l’escalade de la répression contre la jeunesse

Au matin du mercredi 22 juillet 2026, les autorités iraniennes ont exécuté Mehdi Khanki, 26 ans, à la prison de Ghezel Hesar, à Karaj. Selon les informations disponibles, ce jeune diplômé en droit avait été condamné à mort après des mois de graves tortures physiques et psychologiques, puis accusé d’appartenance à la résistance iranienne et de participation active au soulèvement de janvier. Le tribunal révolutionnaire de Karaj avait également ordonné la confiscation de ses biens.

Cette exécution s’inscrit dans une campagne de répression qui cible de plus en plus durement les manifestants et la jeunesse iranienne. Les autorités ont présenté Mehdi Khanki comme un « membre actif » d’un groupe opposé au pouvoir et l’ont accusé d’actions opérationnelles au profit de puissances étrangères, ainsi que de détention d’armes. De leur côté, des organisations d’opposition et de défense des droits humains dénoncent une procédure menée dans l’opacité, sans garanties suffisantes de procès équitable.

Son arrestation remonterait au 10 février 2026, à son domicile de Karaj. Il aurait ensuite été jugé rapidement, avant que sa condamnation ne soit confirmée en appel puis entérinée par la Cour suprême. Aucune information claire n’a été donnée par les autorités sur les circonstances exactes de l’exécution ni sur le sort de son corps.

Avec cette mise à mort, le nombre de manifestants exécutés en lien avec les protestations de janvier continue d’augmenter, renforçant les inquiétudes sur l’usage de la peine capitale comme instrument d’intimidation politique en Iran.

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