Les autorités iraniennes ont exécuté Arvin Kheirkhahan, un jeune manifestant de 20 ans arrêté lors des protestations de janvier 2026, à la prison de Shahrud. Cette affaire relance les inquiétudes sur l’usage de la peine de mort contre des personnes arrêtées dans un contexte de contestation politique.
Selon les informations disponibles, l’exécution a eu lieu à l’aube, autour de 4 heures du matin, après une condamnation à mort prononcée par la première chambre du tribunal révolutionnaire de Shahrud pour « moharebeh », une accusation assimilée à l’« inimitié contre Dieu ». La Cour suprême a confirmé la sentence.
La famille du jeune homme n’aurait pas été prévenue à l’avance. Des proches ont indiqué que les autorités pénitentiaires ont refusé de remettre immédiatement le corps et ont exigé que la famille se présente à l’aube pour récupérer la dépouille, avant des funérailles imposées très tôt le matin, sous surveillance.
Peu d’éléments ont été rendus publics sur le dossier. Les circonstances exactes de son arrestation, le déroulement de l’enquête, les conditions de sa détention et l’accès à une défense indépendante restent flous, dans un contexte marqué par un manque de transparence judiciaire.
L’exécution de Kheirkhahan s’inscrit dans une vague de répression plus large visant des manifestants et alimente de nouvelles accusations de violations du droit à un procès équitable et du droit à la vie en Iran.
