Craintes d’exécution imminente après le transfert de deux prisonniers politiques iraniens vers un lieu inconnu

Des informations urgentes relayées par des organisations de défense des droits humains font état du transfert soudain des prisonniers politiques Hamed Validi et Nima Shahi de la prison centrale de Karaj vers un lieu tenu secret. Ce type de déplacement, fréquemment observé en Iran, suscite de vives inquiétudes quant à une possible exécution imminente.

Les deux hommes avaient été condamnés à mort pour « moharebeh » (inimitié envers Dieu), une accusation régulièrement utilisée par les autorités iraniennes contre les opposants politiques. Leur condamnation, prononcée par la branche 3 du tribunal révolutionnaire de Karaj, serait entachée de graves violations des normes judiciaires, notamment le recours à la torture, l’obtention d’aveux forcés, l’absence de transparence et le refus d’un accès complet à une défense légale.

Un dossier marqué par des accusations contestées

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de répression accrue. Dès septembre 2025, le pouvoir judiciaire iranien avait annoncé la condamnation à mort de deux individus dans le cadre d’un prétendu « réseau d’espionnage » lié à Israël et à l’opposition des Moudjahidine du peuple (OMPI). Sans citer de noms, les autorités avaient évoqué deux condamnations à mort et des peines de prison totalisant plus de 26 ans pour deux autres accusés.

Selon des informations transmises par des organisations d’opposition et de défense des droits humains, les personnes visées étaient notamment Hamed Validi, ingénieur civil de 45 ans, et Nima Shahi, technicien de 38 ans originaire de Karaj. Arrêtés le 13 mai 2025 à Téhéran avec des membres de leur famille, ils auraient été soumis à des interrogatoires intensifs accompagnés de torture.

Les accusations de collaboration avec le Mossad sont largement considérées comme infondées par les observateurs indépendants, qui y voient une stratégie récurrente des autorités iraniennes pour discréditer et éliminer les opposants politiques.

Une situation familiale alarmante

L’affaire a également suscité une vive inquiétude concernant les proches des détenus. La fille mineure de Hamed Validi, âgée de 15 ans au moment des faits, aurait été détenue pendant plusieurs semaines sans information sur son sort. Sa mère, Fatemeh, serait maintenue dans des conditions particulièrement dures à la prison de Fardis, privée de contacts avec l’extérieur et de droits fondamentaux.

Face à ces éléments, plusieurs organisations, dont le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), ont appelé les instances internationales — notamment les Nations unies et les mécanismes d’enquête sur les droits humains — à intervenir d’urgence pour empêcher l’exécution des deux prisonniers.

Appels à une mobilisation internationale

Le transfert récent de Hamed Validi et Nima Shahi vers un lieu inconnu est perçu comme un signal particulièrement préoccupant. En Iran, ce type de pratique précède souvent des exécutions, parfois menées dans le plus grand secret.

Les défenseurs des droits humains appellent à une mobilisation immédiate de la communauté internationale afin d’exercer une pression sur les autorités iraniennes, exiger la transparence sur le sort des détenus et garantir le respect des normes fondamentales du droit international.

Dans ce contexte, le cas de Validi et Shahi est devenu emblématique des préoccupations croissantes concernant l’usage de la peine de mort et la répression politique en Iran.

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