Les deux prisonniers politiques transférés vers un lieu inconnu ont été exécutés ce matin

Les autorités iraniennes ont procédé, le 20 avril 2026 à l’aube, à l’exécution de deux hommes, identifiés comme Mohammad (Nima) Massoum Shahi et Hamed Validi. Selon le pouvoir judiciaire iranien, ils auraient été condamnés pour des liens présumés avec les services de renseignement israéliens. Ils ont été condamnés pour « guerre contre Dieu » (moharebeh) ainsi que pour « collaboration avec des groupes hostiles ».

Cependant, des organisations et sources proches de l’opposition iranienne avancent une version différente. Elles affirment que les deux hommes étaient affiliés à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) et dénoncent de graves violations de leurs droits fondamentaux, notamment des arrestations arbitraires, des actes de torture et l’absence de garanties d’un procès équitable.

Selon ces sources, les deux hommes auraient été arrêtés en mai 2025 et soumis à des interrogatoires prolongés avant d’être condamnés à mort par un tribunal révolutionnaire. Des alertes auraient été adressées à des instances internationales, sans empêcher leur exécution.

Ces exécutions s’inscrivent dans un contexte particulièrement préoccupant. Depuis l’escalade des tensions régionales fin février 2026, marquée par un conflit impliquant l’Iran, Israël et les États-Unis, plusieurs condamnations à mort ont été appliquées. Malgré un cessez-le-feu entré en vigueur début avril, la répression interne semble se poursuivre.

Des ONG internationales rappellent que l’Iran figure parmi les pays ayant le plus recours à la peine de mort au monde. Elles dénoncent notamment l’usage de chefs d’accusation vagues, tels que « guerre contre Dieu », souvent invoqués contre des opposants politiques ou des manifestants.

Face à ces éléments, de nombreuses voix appellent à une mobilisation accrue de la communauté internationale pour exiger un moratoire immédiat sur les exécutions et le respect des normes internationales en matière de droits humains, notamment le droit à un procès équitable et l’interdiction de la torture.

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