Dans un contexte de protestations croissantes contre la peine capitale et d’une inquiétude profonde de l’opinion publique face à la détresse des prisonniers politiques en Iran, la campagne « Mardis contre les exécutions » a émis une nouvelle déclaration condamnant l’extension massive des condamnations et des exécutions. Des témoignages concordants indiquent que, ce mardi, des détenus de 57 prisons réparties sur tout le territoire ont lancé une grève de la faim coordonnée, marquant ainsi la 126e semaine consécutive de ce mouvement de résistance prolongé. Une proportion significative de ces grévistes sont des femmes prisonnières politiques, actuellement incarcérées dans les quartiers réservés aux femmes des prisons de Qarchak (Varamin), d’Evin, de Sepidar (Ahvaz), d’Adelabad (Shiraz), de Zahedan, de Yazd et de Rasht. Cette campagne, qui a bénéficié d’un soutien citoyen considérable ces derniers mois, souligne l’urgence absolue de mettre immédiatement fin aux exécutions et de répondre aux revendications légitimes de la société. Alors que la 126e semaine de la campagne « Mardis contre les exécutions » est célébrée, les autorités iraniennes ont procédé hier à l’exécution de deux nouveaux prisonniers politiques : Hamed Validi et Mohammad Massoum Shahi. Selon le communiqué officiel, au moins 12 prisonniers politiques ont été tués par la peine capitale durant les mois de mars et avril uniquement, illustrant la violence systémique caractérisant ce cycle de répression.
