Iran : une jeunesse sacrifiée, muselée par les violations systémiques des droits humains et la répression des étudiants

Le 22 juin 2026, l’Iran a été témoin d’une nouvelle vague de mobilisation étudiante, marquée par des rassemblements massifs de lycéens et d’universitaires dans plusieurs villes, notamment à Téhéran, Ilam et Khorramabad. Ces jeunes, bravant les politiques discriminatoires du régime clérical et des décisions académiques arbitraires, ont investi la rue pour exiger justice face à un système éducatif oppressif. Parallèlement, les employés de l’Université des sciences médicales de Kermanchah se sont joints au mouvement, dénonçant une précarité de vie croissante aggravée par une inflation dévastatrice.

Dans le quartier central de Téhéran, un groupe important d’étudiants en Master et doctorat de l’Université islamique Azad, avec une présence féminine très marquée, a organisé un sit-in devant le siège central de l’établissement. Ils ont vigoureusement critiqué la décision soudaine du régime d’imposer des examens finaux en présentiel, jugée arbitraire et inéquitable. Sous la pression croissante de l’indignation publique, les responsables universitaires ont été contraints de reporter ces examens de 20 jours, sans cependant révoquer la directive principale imposant le présentiel. Rejetant cette manœuvre perçue comme trompeuse, les manifestants ont déclaré qu’ils reprendraient leur sit-in dès demain si le décret n’est pas totalement annulé.

Simultanément, des lycéens de 11e et 12e année des villes d’Ilam, Khorramabad et Shahrekord ont mené des rassemblements devant les départements provinciaux de l’Éducation, réclamant le report des examens finaux. Avec les jeunes filles en première ligne, ils ont fermement contesté un calendrier d’examens trop compressé et des intervalles trop courts entre les épreuves. Les élèves ont souligné que cette compression injustifiée, combinée à la politique oppressive liant obligatoirement la moyenne générale au concours du Konkur, compromet gravement leur préparation et menace leur avenir académique.

Cette mobilisation n’est pas inédite : des protestations similaires ont déjà secoué Téhéran, Shahrekord et Khorramabad. La tendance actuelle montre que ces manifestations étudiantes sur les formats d’examen sont désormais une cause commune unissant lycéens et universitaires. Au-delà du secteur éducatif, la crise persistante des moyens de subsistance et les revendications salariales ont étendu la portée des protestations à d’autres secteurs. Le 21 juin 2026, les employés de l’Université des sciences médicales de Kermanchah ont organisé une manifestation majeure devant le gouvernorat, condamnant une hausse nominale de salaire de 20 % qu’ils jugent négligeable, injuste et insultante face à l’effondrement économique. Ces mouvements de contestation, portés par une génération qui refuse les promesses creuses, surviennent dans un contexte de répression accrue et de crise économique profonde, illustrant la résilience de la jeunesse iranienne face à l’oppression.

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