Iran : deux nouveaux prisonniers politiques exécutés par le régime des mollahs

Le régime iranien a procédé, à l’aube du 15 juillet 2026, à l’exécution de deux hommes arrêtés lors des mouvements de contestation qui ont secoué le pays en 2022 et début 2025. Ces pendaisons, effectuées dans deux prisons différentes, portent à nouveau la répression exercée contre les manifestants iraniens sur le devant de la scène internationale.

Aref Khoshkar, âgé de 28 ans, a été pendu à la prison de Ghezel-Hessar, à Karadj. Il avait été interpellé le 11 novembre 2022 alors qu’il participait aux manifestations dans le quartier de Fallah, à Téhéran, il avait alors subi des actes de torture après son arrestation. La justice du régime l’avait condamné à la peine capitale pour avoir tué un membre des forces bassidjies, une milice engagée dans la répression du soulèvement.

Au même moment, à Ispahan, Mohammad Amini Dahaqani, interpellé lors des manifestations de janvier, a lui aussi été exécuté. Il avait été condamné à mort pour « guerre contre Dieu » (Moharebeh) et « corruption sur Terre », accusé d’avoir braqué une arme volée sur des agents et d’avoir participé à l’incendie du siège de la préfecture ainsi que du commissariat central de Dahaqan.

Ces deux exécutions s’inscrivent dans une politique de répression systématique menée par les autorités iraniennes contre les personnes ayant participé aux vagues de contestation populaire, notamment celle de l’automne 2022 déclenchée après la mort de Mahsa Amini, et celle plus récente de janvier 2026. De nombreux prisonniers politiques restent aujourd’hui sous le coup de condamnations à mort, souvent prononcées à l’issue de procès expéditifs et entachés d’accusations de torture et d’aveux forcés.

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