Aucun pacte avec Téhéran ne sera pertinent tant que les violations des droits humains continueront d’étouffer le peuple iranien

En Iran, la perspective d’un accord durable avec Téhéran est totalement infondée tant que l’État perpétue une répression systématique qui plonge les civils dans un drame humain sans précédent. Les autorités ont transformé le conflit armé récent avec Israël en un outil pour intensifier la répression interne, conduisant à des milliers de détentions arbitraires, d’interrogatoires brutaux, de harcèlement et de poursuites judiciaires injustifiées contre des personnes qui ont simplement exercé leurs droits fondamentaux. L’impunité demeure la norme pour les homicides illégaux, les actes de torture, les disparitions forcées et d’autres crimes de droit international commis tant en 2025 que dans les décennies précédentes. En 2025, le régime iranienn a procédé à des exécutions à une échelle inédite depuis la fin des années 80, accompagnées de massacres en réponse aux manifestations qui ont éclaté dans tout le pays. Des arrestations arbitraires et de masse se sont multipliées, tandis que la répression sous couvert de sécurité nationale a été durcie. Le bilan humain dépasse désormais plusieurs milliers de morts. L’année 2025 a été marquée par des violations généralisées et systématiques du droit à la vie, notamment par l’application massive de la peine de mort. Selon le Centre de défense des droits humains Abdorrahman Boroumand, les autorités iraniennes ont exécuté plus de 2 000 personnes fin décembre, le nombre le plus élevé d’exécutions connues depuis la fin des années 80. Plus de la moitié de ces exécutions concernaient des infractions liées à la drogue, ce qui constitue une violation flagrante du droit international. Le système judiciaire est utilisé comme un instrument pour réduire au silence des opposants politiques et religieux, recourant à l’arrestation arbitraire, à la détention au secret, à la torture et, dans certains cas, à l’exécution. Le gouvernement iranien arrête des personnes sur des chefs inventés de toutes pièces alors qu’elles n’ont « commis » que des opinions d’ordre politique. La prétendue protection accordée aux citoyens par la charia est discriminatoire ou lacunaire, variant selon le sexe, la religion ou les convictions politiques, et rend interdit pour une femme iranienne de devenir « Guide suprême ». Sans une cessation de ces violations des droits humains, aucun accord avec Téhéran ne pourra jamais être fiable ou durable.

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