Le soutien d’un nouvel expert des Nations unies à la campagne des « Mardis contre les exécutions » souligne l’urgence de protéger les prisonniers menacés de mort en Iran. Face à la répression, notre association appelle à renforcer la solidarité avec les détenus et leurs familles.
Leopoldo Maldonado Gutiérrez, rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté d’opinion et d’expression, a annoncé le 19 octobre une grève de la faim de vingt-quatre heures, à compter de minuit le mardi 20 octobre, heure de Téhéran. Par ce geste, il exprime sa solidarité avec la campagne « les Mardis contre les exécutions » et alerte sur le recours à la peine capitale pour des motifs politiques.
Selon les informations qu’il rapporte, au moins 34 personnes ont été exécutées en 2026 en lien avec les manifestations de janvier. Cinq de ces exécutions auraient eu lieu entre le 30 septembre et le 5 octobre. Plus de 100 autres personnes seraient menacées d’exécution. L’expert demande l’annulation des condamnations à mort.
Cette initiative fait suite à celle de Gina Romero, rapporteuse spéciale des Nations unies sur les libertés de réunion pacifique et d’association, qui avait annoncé sa participation à la mobilisation du 13 octobre.
La portée de ces engagements est importante : ils donnent une visibilité internationale à la résistance des prisonniers et rappellent que leur sort engage la responsabilité de la communauté internationale.
La situation s’inscrit dans une répression plus large. Amnesty International a recensé au moins 2 159 exécutions en Iran en 2025. L’organisation dénonce également des arrestations arbitraires, des actes de torture et de graves atteintes au droit à un procès équitable dans les affaires visant des manifestants et des opposants. Derrière ces chiffres se trouvent des personnes, des familles plongées dans l’angoisse et une société confrontée à la menace permanente de la répression. (Amnesty International : bilan des exécutions, rapport sur la répression en 2026)
La peine de mort est un instrument de terreur au service de la dictature. Son utilisation contre des manifestants et des opposants vise à étouffer les revendications de liberté et à décourager toute contestation. Défendre les personnes condamnées, c’est aussi défendre le droit du peuple iranien à décider librement de son avenir.
Nous appelons les autorités françaises, les institutions européennes et les Nations unies à intervenir auprès des autorités iraniennes pour obtenir l’arrêt immédiat des exécutions et l’annulation des condamnations à mort. Nous demandons la libération des prisonniers politiques ainsi que la protection de leurs familles, de leurs avocats et de toutes les personnes qui témoignent de ces violations.
La solidarité doit se poursuivre au-delà des déclarations : relayer les alertes, soutenir les campagnes de défense des détenus et interpeller les responsables politiques sont autant de moyens de maintenir la pression. Nous sommes aux côtés de celles et ceux qui résistent à la dictature et refusent que la peur gouverne leur vie. Aucune personne ne devrait risquer la mort pour avoir manifesté, exprimé une opinion ou revendiqué ses droits.
