Iran : après 17 ans de captivité injuste, Maryam Akbari Monfared retrouve la liberté

Maryam Akbari Monfared, mère de trois filles, a recouvré sa liberté le 8 avril 2026 après près de 17 ans d’emprisonnement dans les geôles iraniennes, incluant une prolongation arbitraire de sa peine. Arrêtée fin décembre 2009 à Téhéran au cœur des soulèvements populaires, elle a été condamnée en 2010 à 15 ans de détention par un tribunal révolutionnaire pour des motifs tels que participation à des troubles, menace à la sécurité nationale, propagande anti-régime et ‘guerre contre Dieu’, en lien avec son affiliation présumée à l’Organisation des moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI).

Prisonnière politique reconnue depuis 2013, elle a payé cher sa quête de vérité sur l’exécution de trois de ses frères et de sa sœur, membres de l’OMPI tués par le régime : Alireza et Gholamreza en 1981 et 1985, puis Roghieh et Abdolreza lors du massacre d’été 1988 des détenus politiques fidèles à leurs idéaux. Bien que sa peine initiale ait dû s’achever en octobre 2024 selon les règles en vigueur, les autorités ont inventé de nouvelles accusations en janvier – propagande, collusion contre la sécurité, diffusion de rumeurs, insulte au Guide suprême et perturbation de l’ordre – pour lui ajouter trois ans de prison et la saisie de ses biens.

Elle a enduré ces années sans aucune permission de sortie dans les prisons d’Evin, Semnan et Qarchak, incarnant la répression impitoyable contre les voix dissidentes. Sa libération, fruit d’une résistance inébranlable, met en lumière les calvaires infligés aux femmes politiques en Iran et appelle à une mobilisation internationale pour libérer toutes les détenues et détenus dans des conditions similaires.

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