Les autorités judiciaires iraniennes viennent de prononcer des peines lourdes contre deux militantes arrêtées lors des manifestations nationales de janvier 2026. Maryam Deris, originaire de Kazeroun, et Fariba Hosseini, de Chiraz, ont été condamnées par la 101e chambre du tribunal révolutionnaire de cette ville à un total de sept ans d’emprisonnement et 74 coups de fouet, illustrant la répression impitoyable contre les voix dissidentes.
Le jugement, notifié récemment, reproche à Maryam Deris un an de détention et la totalité des 74 coups de fouet pour « trouble à l’ordre public ». Fariba Hosseini, dentiste de 37 ans, écope quant à elle de cinq ans pour « rassemblement et collusion », plus un an additionnel pour « propagande contre l’État ».
Maryam Deris, étudiante en master d’anglais à l’université de Saveh, fait face à une autre inculpation de propagande contre l’État, encore en attente de jugement. Les deux femmes avaient été interpellées pendant le soulèvement de janvier 2026 : Fariba Hosseini le 4 janvier à Chiraz par les forces de sécurité, et Maryam Deris le 13 février à Kazeroun.
