La coupure prolongée d’Internet en Iran, une violation flagrante des droits humains fondamentaux

L’Iran traverse une période d’isolement numérique sans précédent, avec une interruption d’accès à Internet qui s’étend sur plus de 42 jours et dépasse les 984 heures, selon les observations de NetBlocks. Cette mesure place le pays parmi les pouvoirs les plus répressifs en matière de connectivité en ligne et constitue une arme récurrente du régime pour étouffer les crises et les mouvements de contestation.

Amnesty International a fermement condamné cette pratique, insistant sur le caractère essentiel de l’accès à Internet comme droit humain fondamental, particulièrement crucial lors de périodes sensibles. L’organisation exige un rétablissement immédiat de la connexion, soulignant que cette obscurité numérique prive les citoyens de toute communication avec l’extérieur, entravant la libre circulation des informations et exposant leur sécurité et leur vie à des dangers extrêmes.

Ces blackouts massifs ne sont pas nouveaux : ils ont été employés à plusieurs reprises par les autorités pour contrôler les narratifs publics. Le record antérieur datait de janvier 2026, avec une interruption totale de 21 jours. Aujourd’hui, cette stratégie persiste au milieu de rapports alarmants sur les pertes économiques massives pour les entreprises numériques et les contraintes imposées aux Iraniens, forcés de recourir à des VPN coûteux et risqués pour contourner les barrières.

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