Les autorités iraniennes ont procédé, le 30 avril 2026, à l’exécution de Sasan Azadvar, un jeune homme de 21 ans arrêté lors des manifestations qui ont secoué le pays entre décembre 2025 et janvier 2026. Cette exécution s’inscrit dans une vague croissante de répression visant les participants au mouvement de contestation.
Selon les informations disponibles, Sasan Azadvar, athlète et champion de karaté originaire de la province d’Ispahan, avait été arrêté début janvier à la suite de sa participation présumée à des manifestations. Il a été condamné à mort pour « inimitié envers Dieu » et « coopération avec des ennemis de l’État », des chefs d’accusation régulièrement utilisés pour criminaliser la dissidence.
Le jeune homme aurait été soumis à de graves pressions, incluant des actes de torture, afin de lui extorquer des aveux. Son avocat a par ailleurs dénoncé l’absence de preuves crédibles dans le dossier. Comme dans de nombreux cas similaires, les « aveux » diffusés par les médias d’État sont obtenus sous la contrainte.
Cette exécution intervient dans un contexte particulièrement préoccupant. Depuis le début de l’année 2026, les autorités iraniennes ont intensifié le recours à la peine de mort contre les manifestants et les opposants présumés. Selon plusieurs sources concordantes, au moins une dizaine de personnes liées aux manifestations récentes ont déjà été exécutées, tandis que des dizaines d’autres restent sous la menace d’une condamnation à mort, parmi lesquelles des mineurs au moment de leur arrestation.
Parallèlement, les autorités judiciaires ont appelé à accélérer les procédures dans les affaires liées à la « sécurité nationale », notamment celles impliquant des accusations fabriquées de collaboration avec des puissances étrangères. Cette stratégie semble viser à dissuader toute forme de contestation en instaurant un climat de peur.
L’exécution de Sasan Azadvar met en lumière les graves violations des droits fondamentaux en Iran, notamment le droit à la vie, à un procès équitable et à la liberté d’expression. Elle souligne également l’urgence d’une mobilisation internationale accrue face à la répression en cours.
