Massacre à la prison de Dastgerd à Ispahan : l’urgence d’une action internationale face aux violations systémiques des droits humains en Iran

La prison de Dastgerd à Ispahan a été le théâtre d’un massacre déchirant, marquant une nouvelle étape dans la spirale de violences et de violations des droits humains qui sévissent en Iran. Les autorités iraniennes ont commis des crimes de masse depuis les 8 et 9 janvier 2026, dans une tentative d’écraser le soulèvement populaire et de dissimuler leurs crimes. Cette répression coordonnée, menée avec une militarisation généralisée, vise à étouffer toute dissidence et à masquer les exactions commises contre les manifestants et les dissidents.

Des milliers de personnes ont été arrêtées, soumises à des disparitions forcées, à des tortures graves et à des violences sexuelles ignobles. Les détenus sont souvent privés de tout accès à un avocat, contraints de signer des déclarations sans pouvoir les lire, et forcés d’« avouer » des crimes qu’ils n’ont jamais commis, y compris des actes pacifiques de contestation. Dans un climat d’impunité systémique, les forces de sécurité infligent des tortures extrêmes : passages à tabac, flagellations, décharges électriques, simulacres d’exécution, suspension par les poignets ou le cou, viols et autres violences sexuelles.

En violation flagrante du droit à un procès équitable, les autorités interrogent des manifestants en l’absence de leurs avocats, afin de diffuser leurs aveux forcés dans les médias d’État. De nombreuses familles ont été informées que les dépouilles de leurs proches ne leur seraient rendues qu’après des paiements exorbitants et la signature d’engagements publics mensongers, affirmant que leurs proches étaient des membres des bataillons de Bassidjis du Corps des gardiens de la révolution islamique, et non des manifestants tués par des « terroristes ».

Il est impératif que le Conseil des droits de l’homme des Nations unies convoque immédiatement une session extraordinaire sur l’Iran et établisse un mécanisme indépendant d’enquête, de remontée d’information et de responsabilisation. Les autorités iraniennes doivent permettre l’accès sans entrave d’observateurs internationaux indépendants aux prisons, afin qu’ils puissent enquêter sur le recours à la force illégale, protéger les détenus contre de nouveaux homicides, tortures et autres formes de mauvais traitements, et combattre les crimes de droit international les plus graves commis sur le territoire iranien.

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